Mieux s’organiser pour mieux travailler ensemble
Épisode 2/6 – Hiérarchiser le travail à partir du sens, pas uniquement de l’urgence
Dans le premier article, j’ai évoqué l’importance de clarifier ce qui est réellement attendu, afin de sortir du flou organisationnel qui fragilise les équipes comme les projets.
Une fois cette clarification engagée, une seconde difficulté apparaît très vite dans les structures culturelles :
👉 tout semble urgent.
Baisse des financements, exigences des partenaires, contraintes calendaires, attentes du public, pression politique ou institutionnelle…
Dans ce contexte, l’urgence devient souvent le principal — voire l’unique — critère de décision.
Or, organiser le travail uniquement à partir de l’urgence est rarement soutenable.
Point n°1 – L’urgence permanente : un piège collectif
Lorsque tout est urgent :
les priorités changent sans cesse,
le travail de fond est repoussé,
les équipes fonctionnent en mode réaction plutôt qu’en mode construction.
Cette situation ne concerne pas uniquement les salariés ou agents.
Elle touche tout autant les dirigeants et responsables, eux-mêmes pris dans des injonctions parfois contradictoires.
Le problème n’est donc pas l’urgence en soi — elle fait partie de nos métiers — mais le fait qu’elle remplace le sens comme boussole.
Point n°2 – Redonner une place centrale au sens du travail
Hiérarchiser à partir du sens, c’est se poser collectivement quelques questions simples mais structurantes :
En quoi cette tâche sert-elle réellement le projet culturel ?
Quel est son impact sur le public, les artistes, le territoire ?
Est-elle obligatoire, stratégique ou simplement souhaitable ?
Que se passe-t-il si elle est reportée, allégée ou non réalisée ?
Ces questions ne visent pas à ralentir l’action, mais à mieux orienter l’énergie disponible, devenue une ressource rare.
Point n°3 – Accepter de ne pas tout faire (et l’assumer)
Dans un contexte contraint, hiérarchiser, c’est aussi accepter une réalité souvent inconfortable :
👉 tout ne pourra pas être fait, ou pas de la même manière qu’avant.
Pour les dirigeants, cela suppose :
d’assumer des arbitrages clairs,
de les expliciter aux équipes,
de reconnaître que certaines ambitions doivent être réajustées.
Pour les salariés et agents, cela implique :
de sortir de la culpabilité liée au “travail empêché”,
d’accepter que faire moins peut parfois signifier faire mieux,
de comprendre que renoncer à certaines tâches n’est pas un manque d’engagement, mais un choix professionnel.
Point n°4 – Du sens partagé plutôt que de l’urgence subie
Lorsque la hiérarchisation est fondée sur le sens :
les décisions deviennent plus compréhensibles,
les tensions liées aux changements de priorité diminuent,
les relations de travail gagnent en équité et en transparence.
Le sens joue alors un rôle d’apaisement.
Il ne supprime pas les contraintes, mais il permet de les rendre supportables et discutables, plutôt que de les subir individuellement.
Point n°5 – Une responsabilité collective
Hiérarchiser le travail à partir du sens n’est pas une compétence réservée à la direction, ni une charge supplémentaire pour les équipes.
C’est un travail collectif, qui concerne l’ensemble des acteurs de la structure culturelle.
C’est aussi une condition essentielle pour préserver :
la qualité des projets,
la santé des personnes,
et la durabilité des organisations.
Dans le prochain article, j’aborderai le troisième point :
👉 mettre des limites claires pour préserver son équilibre, sans renoncer à l’engagement professionnel.
La suite à venir.
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